Pratiques et savoirs liés à l'Imzad

imzad Alamine Khoulen

Récital d'imzad de  Alamine Khoulen

Fichier audio: 

film imzad musique de femmes targuie

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l'imzad une musique touareg jouée par les femmes 

Les pratiques et savoirs liés à l'Imzad

Titre: 
Les pratiques et savoirs liés à l'Imzad
Description sommaire: 
L’imzad désigne à la fois l’instrument et le genre musical emblématique des populations touarègues. L'instrument est une vielle monocorde dont la fabrication fait appel à un savoir-faire détenu par les femmes seules.  Le processus de fabrication comporte trois phases :  - la préparation de la calebasse à partir d'une citrouille séchée puis évidée; - la peau est percée d'une ou deux ouïs faisant office de rosace; - la préparation des éléments en bois que sont : le chevalet constitué de deux bâtonnets en forme de V, le manche relié d'un bout à l'autre par un faisceau en crin de cheval et l’archet, une baguette en bois arqué et tendu par un faisceau de crins de cheval.    L’imzad se joue en position assise, l'instrument sur les genoux. La joueuse enduit de temps en temps de colophane ou de salive, les crins de l'unique corde généralement accordée sur la note Do.    Lors de séances d'imzad, la praticienne occupe une position centrale lui confèrant un statut de maître de cérémonie qui régule les comportements de l'ensemble des participants. La tête de la praticienne est légèrement penchée du côté de l’instrument. Les airs sont des compositions à la fois poétiques et musicales.    Les femmes exécutent des airs issus du répertoire traditionnel relatant les aventures et les exploits de héros passés dans la mémoire collective. Les hommes accompagnent les joueuses d’imzad par des chants de leur propre composition ou puisés dans le fonds culturel populaire.

Pratiques et savoirs liés à l'Imzad

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               La musique de l’imzad, caractéristique des populations touarègues, est jouée par les femmes avec un instrument à corde unique frottée, également connu sous le nom d’imzad. La musicienne place l’instrument sur ses genoux et joue en position assise au moyen d’un archet en bois arqué. Alliant musique et poésie, la musique de l’imzad est fréquemment jouée lors des cérémonies dans les campements touarègues. L’instrument fournit l’accompagnement mélodique des chants poétiques ou populaires glorifiant les aventures et les exploits des héros du passé, qui sont souvent chantés par les hommes et auxquels hommes et femmes participent en émettant des cris modulés ou aigus. La musique revêt également une fonction thérapeutique car elle est jouée pour chasser les mauvais esprits et atténuer les souffrances des malades. Le son de l’imzad reflète les sentiments et les états d’âme de l’interprète, et toute difficulté d’exécution au cours d’une interprétation est considérée comme un signe de malheur. Les femmes fabriquent l’instrument à partir d’une demi-calebasse séchée et évidée. Celle-ci est tendue d’une peau du côté ouvert, percée de deux ouïes en forme de rosace et munie d’un chevalet en bois en forme de V. Le savoir musical de l’imzad est transmis oralement selon des méthodes traditionnelles qui favorisent l’observation et l’assimilation

 

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